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Épisode
9 novembre 2025 -
Comment trouver du confort dans la solitude ? Comment s’asseoir avec elle, sans peur du vide, du manque ? Pendant des années, j’étais incapable de m’asseoir seule chez moi, sur mon canapé, sans une distraction (c’est-à-dire un écran) pour ne pas me retrouver face à la réalité de ma solitude....
Comment trouver du confort dans la solitude ? Comment s’asseoir avec elle, sans peur du vide, du manque ? Pendant des années, j’étais incapable de m’asseoir seule chez moi, sur mon canapé, sans une distraction (c’est-à-dire un écran) pour ne pas me retrouver face à la réalité de ma solitude. J’ai longtemps fui. En remplissant mon agenda à ras-bord, en m’entourant constamment de bruit, de distractions, de gens. Et parfois, je me suis sentie seule même en étant très entourée.Je travaille maintenant à l’apprécier davantage. A ne plus la voir comme un manque : un manque d’amour, un manque de productivité. Mais comme un plein de présence : un espace pour me relier à moi-même, à mon corps. Pour mieux entendre mon désir dans le silence. Pour me relier aux autres avec intention, non plus pour fuir l’inconfort. La percevoir non pas comme la solitude qui isole, mais comme celle qui relie à soi. Et je me suis rendue compte qu’elle n’était pas si difficile à vivre, quand j’accepte de l’accueillir.Ne plus en avoir peur. Et même apprendre à l’apprécier. La solitude est devenue un espace dont j’ai besoin pour ne pas me perdre de vue. Un retour dans mon corps, surtout quand mon mental prend trop de place.« Lorsque nous sommes devenus conscients de nous-mêmes, nous avons pris conscience de nous en tant qu’entités séparées. Nous avons perdu cette sensation d’unité avec la nature et le reste de la création. »Scott Peck, le chemin le moins fréquentéFuir la solitude ne fait que l’alourdir. Le vide et le silence font peur lorsqu’on refuse de les rencontrer. Mais les tenir à distance, c’est les laisser prendre des proportions immenses. On ferme la porte sur eux, mais ils restent derrière.Quand je sens que je subis la solitude, qu’elle m’attriste, je me pose avec elle. Juste 5 minutes.On essaye ensemble ?1. La solitude pour se relier à soi J’essaye de ne plus envisager la solitude comme un plan B, comme le vide laissé par l’absence de lien. Mais comme un espace de création, de lien à soi, avec notre corps, notre désir, notre créativité. La distraction, la stimulation, l’interaction constante, troublent la surface de l’eau. Avant, mon mode de confort, c’était l’action constante. Le buzz grisant du bruit, de la productivité, de la rapidité. Exister aux yeux des autres, mais avoir ma propre vue troublée à l’intérieur. Regarder dehors, seulement parce que dedans, tout est trouble. Désir flou et cœur muet. Trop de bruit mental.La solitude permet aux sédiments de se déposer.Aujourd’hui, je préfère être seule plutôt qu’avec des gens qui me font me sentir seule. J’ai appris à apprécier ma propre compagnie. La plupart du temps.2. La solitude pour se relier aux autres avec intentionDans Le chemin le moins fréquenté, Scott Peck nous dit que la solitude n’est pas simplement la privation sociale, mais un outil pour cultiver du sens. Et ce chemin est solitaire. Peck associe la solitude à une discipline active : le fait de s’extraire du tumulte du quotidien doit se faire avec intention.Ce que je ressens parfois, quand mon ego est au contrôle, c’est d’être un personnage qui flotte au-dessus de mon corps, tandis que je reste bien enfermée derrière la porte de mon cœur. Pas de vulnérabilité, juste une armure. La protection du paraître, du statut, et la solitude, toujours là, tout au fond. Pas de lien authentique aux autres, un lien d’apparat.Dès que la solitude me pèse à nouveau, je reviens vers ma pratique de gratitude et de retraite, pour écouter le silence, mais aussi la vie tout autour de moi.“Nous aimons la compagnie, tu vois, mais nous ne pouvons pas supporter d’être entourés de personnes trop longtemps. Alors nous nous perdons, revenons un moment, puis repartons.”Into the Wild, film (2007)3. Une méditation pour accueillir le silenceDans cette méditation, je vous propose un exercice pour apprendre à apprécier la solitude. Pour s’autoriser à laisser derrière soi des relations qui ne nous nourrissent plus, sans craindre le vide que cela peut créer.Écouter le silence pendant 5 minutes. Ressentir l’apaisement d’être simplement là, en vie, ici et maintenant. Faire le choix de se retirer momentanément du bruit, pour se retrouver soi-même. Accueillir ce moment de solitude avec gratitude, comme un cadeau que l’on s’offre pour entendre notre cœur. Profiter de ce calme qui apaise le système nerveuxEt petit à petit, changer de regard sur la solitude : ne plus la subir, mais la cultiver.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez :PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, n’hésitez pas à vous abonner sur vos plateformes d’écoute, c’est ce qui m’aide le plus et cela vous permet d’être au courant des prochaines méditations.📚 Pour aller plus loin :* Le chemin le moins fréquenté, Scott Peck* 📸 : Iris Sardella; Deborah Smith, Pinterest; Into the Wild (film, 2007) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com
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Comment trouver du confort dans la solitude ? Comment s’asseoir avec elle, sans peur du vide, du manque ?
Pendant des années, j’étais incapable de m’asseoir seule chez moi, sur mon canapé, sans une distraction (c’est-à-dire un écran) pour ne pas me retrouver face à la réalité de ma solitude. J’ai longtemps fui. En remplissant mon agenda à ras-bord, en m’entourant constamment de bruit, de distractions, de gens. Et parfois, je me suis sentie seule même en étant très entourée.
Je travaille maintenant à l’apprécier davantage. A ne plus la voir comme un manque : un manque d’amour, un manque de productivité. Mais comme un plein de présence : un espace pour me relier à moi-même, à mon corps. Pour mieux entendre mon désir dans le silence. Pour me relier aux autres avec intention, non plus pour fuir l’inconfort. La percevoir non pas comme la solitude qui isole, mais comme celle qui relie à soi. Et je me suis rendue compte qu’elle n’était pas si difficile à vivre, quand j’accepte de l’accueillir.
Ne plus en avoir peur. Et même apprendre à l’apprécier. La solitude est devenue un espace dont j’ai besoin pour ne pas me perdre de vue. Un retour dans mon corps, surtout quand mon mental prend trop de place.
« Lorsque nous sommes devenus conscients de nous-mêmes, nous avons pris conscience de nous en tant qu’entités séparées. Nous avons perdu cette sensation d’unité avec la nature et le reste de la création. »
Scott Peck, le chemin le moins fréquenté
Fuir la solitude ne fait que l’alourdir. Le vide et le silence font peur lorsqu’on refuse de les rencontrer. Mais les tenir à distance, c’est les laisser prendre des proportions immenses. On ferme la porte sur eux, mais ils restent derrière.
Quand je sens que je subis la solitude, qu’elle m’attriste, je me pose avec elle. Juste 5 minutes.
On essaye ensemble ?
1. La solitude pour se relier à soi
J’essaye de ne plus envisager la solitude comme un plan B, comme le vide laissé par l’absence de lien. Mais comme un espace de création, de lien à soi, avec notre corps, notre désir, notre créativité.
La distraction, la stimulation, l’interaction constante, troublent la surface de l’eau. Avant, mon mode de confort, c’était l’action constante. Le buzz grisant du bruit, de la productivité, de la rapidité. Exister aux yeux des autres, mais avoir ma propre vue troublée à l’intérieur. Regarder dehors, seulement parce que dedans, tout est trouble. Désir flou et cœur muet. Trop de bruit mental.
La solitude permet aux sédiments de se déposer.
Aujourd’hui, je préfère être seule plutôt qu’avec des gens qui me font me sentir seule. J’ai appris à apprécier ma propre compagnie. La plupart du temps.
2. La solitude pour se relier aux autres avec intention
Dans Le chemin le moins fréquenté, Scott Peck nous dit que la solitude n’est pas simplement la privation sociale, mais un outil pour cultiver du sens. Et ce chemin est solitaire.
Peck associe la solitude à une discipline active : le fait de s’extraire du tumulte du quotidien doit se faire avec intention.
Ce que je ressens parfois, quand mon ego est au contrôle, c’est d’être un personnage qui flotte au-dessus de mon corps, tandis que je reste bien enfermée derrière la porte de mon cœur. Pas de vulnérabilité, juste une armure. La protection du paraître, du statut, et la solitude, toujours là, tout au fond. Pas de lien authentique aux autres, un lien d’apparat.
Dès que la solitude me pèse à nouveau, je reviens vers ma pratique de gratitude et de retraite, pour écouter le silence, mais aussi la vie tout autour de moi.
“Nous aimons la compagnie, tu vois, mais nous ne pouvons pas supporter d’être entourés de personnes trop longtemps. Alors nous nous perdons, revenons un moment, puis repartons.”
Into the Wild, film (2007)
3. Une méditation pour accueillir le silence
Dans cette méditation, je vous propose un exercice pour apprendre à apprécier la solitude. Pour s’autoriser à laisser derrière soi des relations qui ne nous nourrissent plus, sans craindre le vide que cela peut créer.
Écouter le silence pendant 5 minutes. Ressentir l’apaisement d’être simplement là, en vie, ici et maintenant. Faire le choix de se retirer momentanément du bruit, pour se retrouver soi-même. Accueillir ce moment de solitude avec gratitude, comme un cadeau que l’on s’offre pour entendre notre cœur. Profiter de ce calme qui apaise le système nerveuxEt petit à petit, changer de regard sur la solitude : ne plus la subir, mais la cultiver.
Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez :
PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, n’hésitez pas à vous abonner sur vos plateformes d’écoute, c’est ce qui m’aide le plus et cela vous permet d’être au courant des prochaines méditations.
📚 Pour aller plus loin :
* Le chemin le moins fréquenté, Scott Peck
* 📸 : Iris Sardella; Deborah Smith, Pinterest; Into the Wild (film, 2007)
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Lea Philippot
Lea Philippot
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Lea Philippot
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