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Épisode
19 janvier 2026 -
Après la compréhension vient l’action : à l’école, à la maison, dans les soins, des outils efficaces sont déjà là, souvent validés par la recherche. Leur point commun n’est pas une « recette miracle », mais une stratégie : l’adaptation. Et c'est ce que l'on explore dans ce cinquième épisode....
Après la compréhension vient l’action : à l’école, à la maison, dans les soins, des outils efficaces sont déjà là, souvent validés par la recherche. Leur point commun n’est pas une « recette miracle », mais une stratégie : l’adaptation. Et c'est ce que l'on explore dans ce cinquième épisode. « Ce n’est pas rendre les choses plus faciles, c’est les rendre possibles », rappelle Louis de Nassau, fil rouge de la série Dys : Ma Force co-produite par AirZen Radio pour la Fondation Henri Maria Teresa. Adapter le rythme, le support, la forme… et surtout s’ajuster à l’intelligence de l’enfant, sans le réduire à ses difficultés.Cette approche change aussi le regard : l’erreur n’est plus une sanction, mais une étape. Et quand la pression baisse, l’envie d’apprendre peut enfin reprendre sa place.Poppins : la rééducation qui continue à la maisonLongtemps vécue comme lourde, la rééducation se transforme avec des outils ludiques et structurés. L’application Poppins, développée par François Vonthron, propose un jeu vidéo de 20 minutes par jour, pensé pour intensifier les entraînements recommandés. « Poppins, c’est la recherche clinique mise au sein d’une application… en continuité du travail d’un professionnel de santé ou en amorçage », explique l’équipe.Le programme travaille les mécanismes du langage écrit, mais aussi le rythme, un levier clé : « En venant travailler des capacités rythmiques, on entraîne le sous-jacent de la lecture et l’écriture. » Résultat : des progrès parfois rapides et une motivation qui revient.Quand la confiance revient, les progrès s’accélèrentEmmanuelle David, maman d’un enfant dys, raconte un déclic concret : « Pas plus tard que ce week-end, Clément est revenu avec un 20 sur 20 en dictée. » En quelques semaines, elle observe des changements très précis : « Il a arrêté de manger des lettres… la fluidité de lecture est le plus surprenant. »Pour Tahereh Pazouki, docteure en sciences cognitives et fondatrice de Magrid Learning Solutions, la technologie aide aussi parce qu’elle retire le jugement : « Les enfants sont moins stressés… ils n’ont pas de peur, ne se sentent pas jugés et ils ont des retours en temps réel. » Un climat favorable, qui permet d’oser, de recommencer, et de progresser.Livres enrichis, sous-titres inclusifs : lire sans être mis en échecLire, ce n’est pas seulement déchiffrer : c’est comprendre, imaginer, ressentir. Mobidys, fondé par Marion Berthaut, conçoit des livres enrichis grâce aux technologies de traitement du langage : « C’est un peu comme si on faisait lire le livre à un robot » pour repérer implicites, mots complexes et ambiguïtés, puis guider le lecteur avec des aides discrètes.Autre idée forte : rendre la culture accessible en famille. DysTitle, porté par l’association Puissance Dys de Béatrice Sauvageot et déployé par Canal+, permet des sous-titres lisibles par tous grâce à une imbrication de lettres. « Les non dys peuvent lire et les dys également », souligne-t-elle, en ouvrant même l’accès à la VO. Et côté édition,La Poule Qui Pond propose des livres adaptés sans stigmatisation.Le message de fond, lui, dépasse la dyslexie : « Ce qui aide les enfants dys, aide bien souvent tous les enfants », insiste Louis de Nassau. Des solutions pensées pour la neurodiversité deviennent des solutions d’avance, utiles à toute une classe.Parents, enseignants, professionnels : ces outils ne demandent pas de croire au miracle, mais d’essayer l’adaptation. Parler de ces solutions, les tester, les partager autour de soi, c’est déjà ouvrir une porte. Et parfois, derrière cette porte, il y a un enfant qui se remet à lire — avec plaisir.Dans cet épisode, d’autres solutions pédagogiques et technologiques sont évoquées. Comme par exemple la Learn Box, imaginée par Laure Talavet Omont. Ou encore Glaaster, pour l’aide aux devoirs. L’épisode se clôture par une visite du Paris Campus Santé, à la découverte du Orasis Ear, un système d’analyse des mouvements oculaires utilisé pour les enfants dys mais aussi les athlètes de haut niveau.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Après la compréhension vient l’action : à l’école, à la maison, dans les soins, des outils efficaces sont déjà là, souvent validés par la recherche. Leur point commun n’est pas une « recette miracle », mais une stratégie : l’adaptation. Et c'est ce que l'on explore dans ce cinquième épisode. « Ce n’est pas rendre les choses plus faciles, c’est les rendre possibles », rappelle Louis de Nassau, fil rouge de la série Dys : Ma Force co-produite par AirZen Radio pour la Fondation Henri Maria Teresa. Adapter le rythme, le support, la forme… et surtout s’ajuster à l’intelligence de l’enfant, sans le réduire à ses difficultés.
Cette approche change aussi le regard : l’erreur n’est plus une sanction, mais une étape. Et quand la pression baisse, l’envie d’apprendre peut enfin reprendre sa place.
Longtemps vécue comme lourde, la rééducation se transforme avec des outils ludiques et structurés. L’application Poppins, développée par François Vonthron, propose un jeu vidéo de 20 minutes par jour, pensé pour intensifier les entraînements recommandés. « Poppins, c’est la recherche clinique mise au sein d’une application… en continuité du travail d’un professionnel de santé ou en amorçage », explique l’équipe.
Le programme travaille les mécanismes du langage écrit, mais aussi le rythme, un levier clé : « En venant travailler des capacités rythmiques, on entraîne le sous-jacent de la lecture et l’écriture. » Résultat : des progrès parfois rapides et une motivation qui revient.
Emmanuelle David, maman d’un enfant dys, raconte un déclic concret : « Pas plus tard que ce week-end, Clément est revenu avec un 20 sur 20 en dictée. » En quelques semaines, elle observe des changements très précis : « Il a arrêté de manger des lettres… la fluidité de lecture est le plus surprenant. »
Pour Tahereh Pazouki, docteure en sciences cognitives et fondatrice de Magrid Learning Solutions, la technologie aide aussi parce qu’elle retire le jugement : « Les enfants sont moins stressés… ils n’ont pas de peur, ne se sentent pas jugés et ils ont des retours en temps réel. » Un climat favorable, qui permet d’oser, de recommencer, et de progresser.
Lire, ce n’est pas seulement déchiffrer : c’est comprendre, imaginer, ressentir. Mobidys, fondé par Marion Berthaut, conçoit des livres enrichis grâce aux technologies de traitement du langage : « C’est un peu comme si on faisait lire le livre à un robot » pour repérer implicites, mots complexes et ambiguïtés, puis guider le lecteur avec des aides discrètes.
Autre idée forte : rendre la culture accessible en famille. DysTitle, porté par l’association Puissance Dys de Béatrice Sauvageot et déployé par Canal+, permet des sous-titres lisibles par tous grâce à une imbrication de lettres. « Les non dys peuvent lire et les dys également », souligne-t-elle, en ouvrant même l’accès à la VO. Et côté édition,La Poule Qui Pond propose des livres adaptés sans stigmatisation.
Le message de fond, lui, dépasse la dyslexie : « Ce qui aide les enfants dys, aide bien souvent tous les enfants », insiste Louis de Nassau. Des solutions pensées pour la neurodiversité deviennent des solutions d’avance, utiles à toute une classe.
Parents, enseignants, professionnels : ces outils ne demandent pas de croire au miracle, mais d’essayer l’adaptation. Parler de ces solutions, les tester, les partager autour de soi, c’est déjà ouvrir une porte. Et parfois, derrière cette porte, il y a un enfant qui se remet à lire — avec plaisir.
Dans cet épisode, d’autres solutions pédagogiques et technologiques sont évoquées. Comme par exemple la Learn Box, imaginée par Laure Talavet Omont. Ou encore Glaaster, pour l’aide aux devoirs. L’épisode se clôture par une visite du Paris Campus Santé, à la découverte du Orasis Ear, un système d’analyse des mouvements oculaires utilisé pour les enfants dys mais aussi les athlètes de haut niveau.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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