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Épisode
16 mai 2026 -
Dans cet épisode, on explore les intersections entre transidentité et psychiatrie : d’une logique de pathologisation vers celle de l’autodétermination. Au fil des récits et des éclairages de terrain, un constat revient : l’identité de genre n’est pas une pathologie — et lorsque souffrance il y a, elle est souvent...
Dans cet épisode, on explore les intersections entre transidentité et psychiatrie : d’une logique de pathologisation vers celle de l’autodétermination. Au fil des récits et des éclairages de terrain, un constat revient : l’identité de genre n’est pas une pathologie — et lorsque souffrance il y a, elle est souvent produite ou amplifiée par le contexte (stigmatisation, violences, difficultés d’accès aux soins). Selon une étude menée en 2025, environ 50 % des personnes trans déclarent avoir eu des idées suicidaires, et près de 29 % ont déjà fait une tentative de suicide. Une question s’impose alors : le système de santé accompagne-t-il… ou fragmente-t-il ?Pour mieux comprendre ces enjeux, on reçoit Morthy et Elys, pair-aidant·es à la Maison Perchée et concerné·es par le sujet. Côté soignant·es, Juliet Drouar, écrivain et thérapeute, et Angéline Charmet, psychologue bénévole à Espace Santé Trans, partagent leurs retours de terrain. Sylvain Pinot, pair-aidant sonore, et Alice Denis, psychologue à la Maison Perchée, animent l’échange.L’épisode revient sur la psychiatrisation historique des parcours et sur le « gatekeeping » (logique de « validation » obligatoire par le corps médical), tout en rappelant que l’avis psychiatrique n’est désormais plus un passage obligé. Un fil rouge se dessine : l’accès à des soins compétents repose d’abord sur la confiance (accueil, non-jugement, respect), alors même qu’il reste difficile de trouver des professionnel·les formé·es — d’où le rôle central des ressources communautaires et des annuaires. Les échanges éclairent aussi l’imbrication possible entre transidentité et troubles psy : non pas parce que les troubles affecteraient l’identité, mais parce que dysphorie, dissociation et environnement social peuvent se renforcer mutuellement. Certains symptômes peuvent alors s’atténuer lorsque la transition réduit la dissociation et stabilise le sens de soi. Enfin, la discussion met en lumière une transphobie institutionnelle qui peut, à elle seule, éloigner des soins.Notre discussion plaide pour une dépsychiatrisation de l’identité de genre, tout en reconnaissant des besoins réels en santé mentale.Quelques ressources citées dans l'épisode :Fransgenre : association d'information et d'entraide autour des aspects médicaux, juridiques et administratifs des transitions, et la défense des droits des personnes trans.La Bulle : un espace dédié aux personnes les plus vulnérables, les plus invisibilisées au sein de la minorité LGBTQI+: les personnes économiquement précarisées, exilées, racisées, trans, séropositives, victimes de violences…Paul B. Preciado – Je suis un monstre qui vous parle : lecture d'extrait du discours de Paul B. Preciado prononcé en novembre 2019 devant 3500 psychanalystes lors des journées internationales de l’Ecole de la Cause Freudienne. Par l’auteur, Anna Mouglalis, Félix Maritaud & Naëlle Dariya, enregistré à la Maison de la Poésie le 3 décembre 2020.Un podcast écrit par Alice Denis et Sylvain PinotRéalisé par Sylvain PinotMusique originale composée par BlaséProduit par La Maison PerchéeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dans cet épisode, on explore les intersections entre transidentité et psychiatrie : d’une logique de pathologisation vers celle de l’autodétermination. Au fil des récits et des éclairages de terrain, un constat revient : l’identité de genre n’est pas une pathologie — et lorsque souffrance il y a, elle est souvent produite ou amplifiée par le contexte (stigmatisation, violences, difficultés d’accès aux soins). Selon une étude menée en 2025, environ 50 % des personnes trans déclarent avoir eu des idées suicidaires, et près de 29 % ont déjà fait une tentative de suicide. Une question s’impose alors : le système de santé accompagne-t-il… ou fragmente-t-il ?
Pour mieux comprendre ces enjeux, on reçoit Morthy et Elys, pair-aidant·es à la Maison Perchée et concerné·es par le sujet. Côté soignant·es, Juliet Drouar, écrivain et thérapeute, et Angéline Charmet, psychologue bénévole à Espace Santé Trans, partagent leurs retours de terrain. Sylvain Pinot, pair-aidant sonore, et Alice Denis, psychologue à la Maison Perchée, animent l’échange.
L’épisode revient sur la psychiatrisation historique des parcours et sur le « gatekeeping » (logique de « validation » obligatoire par le corps médical), tout en rappelant que l’avis psychiatrique n’est désormais plus un passage obligé. Un fil rouge se dessine : l’accès à des soins compétents repose d’abord sur la confiance (accueil, non-jugement, respect), alors même qu’il reste difficile de trouver des professionnel·les formé·es — d’où le rôle central des ressources communautaires et des annuaires. Les échanges éclairent aussi l’imbrication possible entre transidentité et troubles psy : non pas parce que les troubles affecteraient l’identité, mais parce que dysphorie, dissociation et environnement social peuvent se renforcer mutuellement. Certains symptômes peuvent alors s’atténuer lorsque la transition réduit la dissociation et stabilise le sens de soi. Enfin, la discussion met en lumière une transphobie institutionnelle qui peut, à elle seule, éloigner des soins.
Notre discussion plaide pour une dépsychiatrisation de l’identité de genre, tout en reconnaissant des besoins réels en santé mentale.
Quelques ressources citées dans l'épisode :
Fransgenre : association d'information et d'entraide autour des aspects médicaux, juridiques et administratifs des transitions, et la défense des droits des personnes trans.
La Bulle : un espace dédié aux personnes les plus vulnérables, les plus invisibilisées au sein de la minorité LGBTQI+: les personnes économiquement précarisées, exilées, racisées, trans, séropositives, victimes de violences…
Paul B. Preciado – Je suis un monstre qui vous parle : lecture d'extrait du discours de Paul B. Preciado prononcé en novembre 2019 devant 3500 psychanalystes lors des journées internationales de l’Ecole de la Cause Freudienne. Par l’auteur, Anna Mouglalis, Félix Maritaud & Naëlle Dariya, enregistré à la Maison de la Poésie le 3 décembre 2020.
Un podcast écrit par Alice Denis et Sylvain Pinot
Réalisé par Sylvain Pinot
Musique originale composée par Blasé
Produit par La Maison Perchée
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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