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Épisode
17 avril 2024 -
Jaune et vert… A priori, ces deux couleurs te font peut-être penser… au Brésil. La Seleçao, la sélection auriverde. Mais je te rassure, dans cet épisode, on va pas danser la samba… On va rester en France. Sur la côte Ouest. Car ici, le jaune et vert, on les associe...
Jaune et vert… A priori, ces deux couleurs te font peut-être penser… au Brésil. La Seleçao, la sélection auriverde. Mais je te rassure, dans cet épisode, on va pas danser la samba… On va rester en France. Sur la côte Ouest. Car ici, le jaune et vert, on les associe au Football Club de Nantes, huit fois champion de France.Et pour revenir aux origines de ses couleurs, il faut… monter à cheval ! Oui, je sais, drôle de machine à voyager dans le temps. On est le 21 avril 1943, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Nantes est sous occupation allemande. Mais pas de quoi refroidir l’ambition de deux entrepreneurs du coin : Marcel Saupin et Jean Le Guillou. Le premier est industriel. Le second travaille dans le bâtiment. Et le duo entend lancer un club de football professionnel, comme dans les autres grandes villes françaises. Le rapport avec les chevaux ? J’y viens, j’y viens…Le Guillou a une passion pour les courses hippiques. Il possède même sa propre écurie. Et parmi ses chevaux, il y en a qui lui rapporte gros : « Ali Pacha ». Le fameux Ali. Un vrai crack. Quasiment imbattable. Et devine en quelles couleurs il gagne course sur course ? Bah oui, en jaune et vert. Le Guillou en est persuadé : ces deux couleurs seront parfaites pour le tout nouveau club de football, dont il est le principal financier. Jusqu’à son arrestation pour collaboration, en septembre 1944.Ce nouveau club, il est le fruit d’une fusion entre cinq équipes nantaises. Dont celle de la Saint-Pierre de Nantes, le principal club amateur de la ville. Marcel Braud fait partie de son comité directeur. C’est donc tout naturellement qu’il devient le premier président du Football Club de Nantes. Pour lâcher les rênes au bout d’un an. Marcel Saupin prend alors les rênes du FCN. Lui les gardera jusqu’en 1955. Ce qui lui vaudra un stade à son nom, quai Malakoff. L’ancêtre de la Beaujoire. Saupin ne verra jamais ses Canaris en première division. Il meurt en janvier 1963, quelques mois avant l’accession parmi l’élite. Il ne verra pas non plus le premier titre de champion, en 65, sous la houlette de José Arribas.Hop, hop, J’ai pas rêvé… T’as dit Canaris ? Wouah, tu suis, c’est bien. Canaris, c’est effectivement le surnom des joueurs nantais. Logique : le canari est un oiseau au plumage… jaune. La couleur phare du maillot nantais. Et puis, le canari, c’est aussi l’emblème d’un club anglais qui, lui aussi, joue en jaune et vert : Norwich City.Ces deux couleurs, Nantes ne les a jamais quittées. Jusqu’au mariage parfait, en 1994-1995. Cette saison-là, l’équipe de Jean-Claude Suaudeau survole le championnat de France. Une seule défaite au compteur. Un jeu chatoyant, le fameux “jeu à la nantaise”. Et un maillot devenu légendaire, avec des rayures verticales… Rayures dans ses couleurs historiques, bien sûr… • “MAILLOT FOOTBALL COOL”, un podcast imaginé et produit par le studio Voig• Conception, présentation et réalisation : Gil Baudu • Rejoins le MFC sur TikTok, Instagram et YouTube, on t’attend ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jaune et vert… A priori, ces deux couleurs te font peut-être penser… au Brésil. La Seleçao, la sélection auriverde. Mais je te rassure, dans cet épisode, on va pas danser la samba… On va rester en France. Sur la côte Ouest. Car ici, le jaune et vert, on les associe au Football Club de Nantes, huit fois champion de France.
Et pour revenir aux origines de ses couleurs, il faut… monter à cheval ! Oui, je sais, drôle de machine à voyager dans le temps. On est le 21 avril 1943, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Nantes est sous occupation allemande. Mais pas de quoi refroidir l’ambition de deux entrepreneurs du coin : Marcel Saupin et Jean Le Guillou. Le premier est industriel. Le second travaille dans le bâtiment. Et le duo entend lancer un club de football professionnel, comme dans les autres grandes villes françaises.
Le rapport avec les chevaux ? J’y viens, j’y viens…
Le Guillou a une passion pour les courses hippiques. Il possède même sa propre écurie. Et parmi ses chevaux, il y en a qui lui rapporte gros : « Ali Pacha ». Le fameux Ali. Un vrai crack. Quasiment imbattable. Et devine en quelles couleurs il gagne course sur course ? Bah oui, en jaune et vert. Le Guillou en est persuadé : ces deux couleurs seront parfaites pour le tout nouveau club de football, dont il est le principal financier. Jusqu’à son arrestation pour collaboration, en septembre 1944.
Ce nouveau club, il est le fruit d’une fusion entre cinq équipes nantaises. Dont celle de la Saint-Pierre de Nantes, le principal club amateur de la ville. Marcel Braud fait partie de son comité directeur. C’est donc tout naturellement qu’il devient le premier président du Football Club de Nantes. Pour lâcher les rênes au bout d’un an. Marcel Saupin prend alors les rênes du FCN. Lui les gardera jusqu’en 1955. Ce qui lui vaudra un stade à son nom, quai Malakoff. L’ancêtre de la Beaujoire. Saupin ne verra jamais ses Canaris en première division. Il meurt en janvier 1963, quelques mois avant l’accession parmi l’élite. Il ne verra pas non plus le premier titre de champion, en 65, sous la houlette de José Arribas.
Hop, hop, J’ai pas rêvé… T’as dit Canaris ?
Wouah, tu suis, c’est bien. Canaris, c’est effectivement le surnom des joueurs nantais. Logique : le canari est un oiseau au plumage… jaune. La couleur phare du maillot nantais. Et puis, le canari, c’est aussi l’emblème d’un club anglais qui, lui aussi, joue en jaune et vert : Norwich City.
Ces deux couleurs, Nantes ne les a jamais quittées. Jusqu’au mariage parfait, en 1994-1995. Cette saison-là, l’équipe de Jean-Claude Suaudeau survole le championnat de France. Une seule défaite au compteur. Un jeu chatoyant, le fameux “jeu à la nantaise”. Et un maillot devenu légendaire, avec des rayures verticales… Rayures dans ses couleurs historiques, bien sûr…
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