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Épisode
25 juin 2026 -
Que sait le ciel lorsqu’il regarde de trop haut ? Feda Wardak construit une recherche qui emprunte les formes de l’enquête, de l’architecture et de l’archive. Une archive ni froide, ni classée, ni pacifiée, mais traversée par l’eau, les corps, les voix, les outils, les récits et les ruines. Depuis plusieurs...
Que sait le ciel lorsqu’il regarde de trop haut ? Feda Wardak construit une recherche qui emprunte les formes de l’enquête, de l’architecture et de l’archive. Une archive ni froide, ni classée, ni pacifiée, mais traversée par l’eau, les corps, les voix, les outils, les récits et les ruines. Depuis plusieurs années, l’artiste, architecte et chercheur franco-afghan travaille depuis un territoire précis : Jeghatu, en Afghanistan. Là où le ciel a surveillé, ciblé, bombardé. Là où les sols portent encore les stigmates de la guerre. Là où les sous-sols abritent les karez, ces réseaux hydrauliques millénaires que des chercheurs d’eau continuent de réparer, parfois au péril de leur vie. Avec Chercheurs d’eau, Feda Wardak construit les conditions d’une autre transmission : celle des savoirs, des gestes, des mémoires paysannes et des récits afghans longtemps maintenus hors champ par les regards impériaux. Contre le point de vue du drone, il oppose la lenteur d’une enquête menée à hauteur de celles et ceux qui habitent le territoire. Contre l’histoire racontée depuis le ciel, il fait remonter ce qui travaille sous la terre. Chercheurs d’eau n’est pas une œuvre unique. C’est un répertoire en perpétuelle expansion où films, installations, sculptures, éditions, performances, créations sonores et enquêtes de terrain deviennent les chapitres d’une même recherche. Présenté cette année au Festival de Marseille, Ce que le ciel ne sait pas, créé avec le chorégraphe Saïdo Lehlouh, en constitue le développement le plus récent. Il ne vient rien conclure. Il ouvre au contraire un nouveau seuil dans cette recherche au long cours. Dans cette conversation, nous avons parlé de guerre à distance, d’extractivisme, d’autodétermination, de transmission, de réparation, d’archive et de contre-archive, mais aussi de cette question qui traverse toute son œuvre : comment faire archive sans immobiliser le vivant ? Un épisode comme un karez : une galerie souterraine où les savoirs et les ressources circulent à l’abri des regards, par strates, par bifurcations, jusqu’à refaire surface. Avec les apports de Eyal Weizman, de Chowra Makaremi, de Walid Raad et la précieuse participation de Saïdo Lehlouh. Vous pourrez retrouver le travail de Feda Wardak dans les prochains mois à travers plusieurs rendez-vous : Dès septembre, il participera à l’exposition Metaxy: Between Destruction and Reconstruction à l’Akademie der Künste de Berlin, avant de présenter une nouvelle installation à Munich. Le 22 octobre, plusieurs de ses films seront projetés à la Fondation Cartier, dans le cadre de l’exposition consacrée à Ibrahim Mahama. Du 17 au 19 décembre, Ce que le ciel ne sait pas sera présenté à la Grande Halle de La Villette dans le cadre du Festival d’Automne. Enfin, en mai 2027, le festival Nouveaux Printemps à Toulouse accueillera plusieurs œuvres issues du répertoire Chercheurs d’eau, cette vaste recherche au long cours qui continue de se déployer d’un projet à l’autre. Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram
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Que sait le ciel lorsqu’il regarde de trop haut ?
Feda Wardak construit une recherche qui emprunte les formes de l’enquête, de l’architecture et de l’archive. Une archive ni froide, ni classée, ni pacifiée, mais traversée par l’eau, les corps, les voix, les outils, les récits et les ruines. Depuis plusieurs années, l’artiste, architecte et chercheur franco-afghan travaille depuis un territoire précis : Jeghatu, en Afghanistan. Là où le ciel a surveillé, ciblé, bombardé. Là où les sols portent encore les stigmates de la guerre. Là où les sous-sols abritent les karez, ces réseaux hydrauliques millénaires que des chercheurs d’eau continuent de réparer, parfois au péril de leur vie.
Avec Chercheurs d’eau, Feda Wardak construit les conditions d’une autre transmission : celle des savoirs, des gestes, des mémoires paysannes et des récits afghans longtemps maintenus hors champ par les regards impériaux. Contre le point de vue du drone, il oppose la lenteur d’une enquête menée à hauteur de celles et ceux qui habitent le territoire. Contre l’histoire racontée depuis le ciel, il fait remonter ce qui travaille sous la terre.
Chercheurs d’eau n’est pas une œuvre unique. C’est un répertoire en perpétuelle expansion où films, installations, sculptures, éditions, performances, créations sonores et enquêtes de terrain deviennent les chapitres d’une même recherche. Présenté cette année au Festival de Marseille, Ce que le ciel ne sait pas, créé avec le chorégraphe Saïdo Lehlouh, en constitue le développement le plus récent. Il ne vient rien conclure. Il ouvre au contraire un nouveau seuil dans cette recherche au long cours.
Dans cette conversation, nous avons parlé de guerre à distance, d’extractivisme, d’autodétermination, de transmission, de réparation, d’archive et de contre-archive, mais aussi de cette question qui traverse toute son œuvre : comment faire archive sans immobiliser le vivant ? Un épisode comme un karez : une galerie souterraine où les savoirs et les ressources circulent à l’abri des regards, par strates, par bifurcations, jusqu’à refaire surface.
Avec les apports de Eyal Weizman, de Chowra Makaremi, de Walid Raad et la précieuse participation de Saïdo Lehlouh.
Vous pourrez retrouver le travail de Feda Wardak dans les prochains mois à travers plusieurs rendez-vous : Dès septembre, il participera à l’exposition Metaxy: Between Destruction and Reconstruction à l’Akademie der Künste de Berlin, avant de présenter une nouvelle installation à Munich. Le 22 octobre, plusieurs de ses films seront projetés à la Fondation Cartier, dans le cadre de l’exposition consacrée à Ibrahim Mahama. Du 17 au 19 décembre, Ce que le ciel ne sait pas sera présenté à la Grande Halle de La Villette dans le cadre du Festival d’Automne. Enfin, en mai 2027, le festival Nouveaux Printemps à Toulouse accueillera plusieurs œuvres issues du répertoire Chercheurs d’eau, cette vaste recherche au long cours qui continue de se déployer d’un projet à l’autre.
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