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Épisode
1 octobre 2026 -
Dans cet épisode d'Un Miro dans la Ville, je devais vous parler de mon imprimante 3D. Ce sera pour le prochain : un ami, déficient visuel lui aussi, vient d'en acheter une, et je l'invite pour qu'on compare nos galères. À la place, je pousse un vrai coup de gueule...
Dans cet épisode d'Un Miro dans la Ville, je devais vous parler de mon imprimante 3D. Ce sera pour le prochain : un ami, déficient visuel lui aussi, vient d'en acheter une, et je l'invite pour qu'on compare nos galères. À la place, je pousse un vrai coup de gueule contre France Identité, l'application de l'État qui sert à prouver son identité en ligne. Je vous préviens, je suis en colère, et ça s'entend.Tout part d'une démarche pour ma micro-entreprise. Pour modifier une entreprise sur le site de l'INPI, il faut prouver son identité : soit avec un certificat payant à l'année, hors de question pour une démarche gratuite, soit avec FranceConnect+, qui propose deux solutions. La première, L'Identité Numérique La Poste, je l'avais déjà essayée : je n'avais rien compris au parcours, et quand je ne comprends rien, c'est qu'il y a un vrai problème. Reste la seconde, France Identité, qui demande la nouvelle carte d'identité au format carte bancaire.Je vous raconte donc le renouvellement de ma carte. La pré-demande en ligne sur le site de l'ANTS refuse de valider mon formulaire tant que je n'ai pas autorisé Safari à accéder à ma position « tout le temps », allez savoir pourquoi. Ensuite, tout se passe bien à la mairie d'Orléans : une balise sonore à l'entrée, la prise d'empreintes, et une carte prête en six jours au lieu des deux à trois semaines annoncées. Seule bizarrerie : l'identité numérique certifiée n'est valable que cinq ans, quand la carte en vaut dix. Dans cinq ans, retour en mairie pour faire scanner un QR code.Et puis vient le code personnel à six chiffres. Le clavier mélange les chiffres, et sur chaque touche, VoiceOver annonce que la lecture vocale est désactivée pour des raisons de sécurité. Philippe l'avait dénoncé dans un édito d'Oxytude en novembre 2025, et rien n'a bougé : https://www.oxytude.org/edito-exigeons-que-lanssi-demande-la-mise-sous-tutelle-des-contribuables-aveugles-car-probablement-trop-debiles-a-ses-yeux/ Pire : la touche placée à l'emplacement du zéro sur un clavier classique ne se valide pas avec VoiceOver. Si un chiffre de votre code tombe dessus, vous êtes bon pour revenir en arrière et espérer un meilleur tirage.Je vous explique mon contournement : un deuxième téléphone, Be My AI pour décrire le clavier en photo, je compte les touches et je tape. Le clavier change à chaque saisie, et chaque connexion est une épreuve : QR code à l'écran de l'ordinateur, code à retaper, carte à scanner en NFC, le tout avec un délai si court que FranceConnect+ se met en erreur quand les chiffres sont éparpillés. Quant à la sécurité : j'ai le rideau d'écran, j'ai des écouteurs, et me faire aider, c'est donner mon code à une deuxième personne, donc doubler la surface d'attaque. Des banques comme La Banque Postale ou Hello bank! savent faire des claviers sécurisés et vocalisés. Pourquoi pas l'État ?Le fond du problème, c'est qu'aucune des deux solutions de FranceConnect+ n'est accessible, et qu'on m'empêche de gérer mon entreprise et mon identité sans aide extérieure. Je propose une vraie piste de sécurité : un secret long et aléatoire, généré et rempli par un gestionnaire de mots de passe, comme l'app Mots de passe d'Apple ou Proton Pass, que je teste en ce moment (un épisode leur sera consacré). Je parle aussi du Défenseur des droits, seul recours que j'ai trouvé en tant que simple citoyen, et d'une question qui méritera son propre épisode : pourquoi ce sont toujours des voyants qui nous expliquent comment vivre notre vie ?Un épisode pour ceux qui se sont déjà cassé les dents sur France Identité, pour les associations qui ont l'oreille des ministères, et pour tous ceux qui décident de notre sécurité sans nous demander notre avis. Partagez-le largement : c'est comme ça que les choses bougent.📩 Vos questions et retours : [email protected] ou via le formulaire sur unmirodanslaville.fr
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Dans cet épisode d'Un Miro dans la Ville, je devais vous parler de mon imprimante 3D. Ce sera pour le prochain : un ami, déficient visuel lui aussi, vient d'en acheter une, et je l'invite pour qu'on compare nos galères. À la place, je pousse un vrai coup de gueule contre France Identité, l'application de l'État qui sert à prouver son identité en ligne. Je vous préviens, je suis en colère, et ça s'entend.
Tout part d'une démarche pour ma micro-entreprise. Pour modifier une entreprise sur le site de l'INPI, il faut prouver son identité : soit avec un certificat payant à l'année, hors de question pour une démarche gratuite, soit avec FranceConnect+, qui propose deux solutions. La première, L'Identité Numérique La Poste, je l'avais déjà essayée : je n'avais rien compris au parcours, et quand je ne comprends rien, c'est qu'il y a un vrai problème. Reste la seconde, France Identité, qui demande la nouvelle carte d'identité au format carte bancaire.
Je vous raconte donc le renouvellement de ma carte. La pré-demande en ligne sur le site de l'ANTS refuse de valider mon formulaire tant que je n'ai pas autorisé Safari à accéder à ma position « tout le temps », allez savoir pourquoi. Ensuite, tout se passe bien à la mairie d'Orléans : une balise sonore à l'entrée, la prise d'empreintes, et une carte prête en six jours au lieu des deux à trois semaines annoncées. Seule bizarrerie : l'identité numérique certifiée n'est valable que cinq ans, quand la carte en vaut dix. Dans cinq ans, retour en mairie pour faire scanner un QR code.
Et puis vient le code personnel à six chiffres. Le clavier mélange les chiffres, et sur chaque touche, VoiceOver annonce que la lecture vocale est désactivée pour des raisons de sécurité. Philippe l'avait dénoncé dans un édito d'Oxytude en novembre 2025, et rien n'a bougé : https://www.oxytude.org/edito-exigeons-que-lanssi-demande-la-mise-sous-tutelle-des-contribuables-aveugles-car-probablement-trop-debiles-a-ses-yeux/ Pire : la touche placée à l'emplacement du zéro sur un clavier classique ne se valide pas avec VoiceOver. Si un chiffre de votre code tombe dessus, vous êtes bon pour revenir en arrière et espérer un meilleur tirage.
Je vous explique mon contournement : un deuxième téléphone, Be My AI pour décrire le clavier en photo, je compte les touches et je tape. Le clavier change à chaque saisie, et chaque connexion est une épreuve : QR code à l'écran de l'ordinateur, code à retaper, carte à scanner en NFC, le tout avec un délai si court que FranceConnect+ se met en erreur quand les chiffres sont éparpillés. Quant à la sécurité : j'ai le rideau d'écran, j'ai des écouteurs, et me faire aider, c'est donner mon code à une deuxième personne, donc doubler la surface d'attaque. Des banques comme La Banque Postale ou Hello bank! savent faire des claviers sécurisés et vocalisés. Pourquoi pas l'État ?
Le fond du problème, c'est qu'aucune des deux solutions de FranceConnect+ n'est accessible, et qu'on m'empêche de gérer mon entreprise et mon identité sans aide extérieure. Je propose une vraie piste de sécurité : un secret long et aléatoire, généré et rempli par un gestionnaire de mots de passe, comme l'app Mots de passe d'Apple ou Proton Pass, que je teste en ce moment (un épisode leur sera consacré). Je parle aussi du Défenseur des droits, seul recours que j'ai trouvé en tant que simple citoyen, et d'une question qui méritera son propre épisode : pourquoi ce sont toujours des voyants qui nous expliquent comment vivre notre vie ?
Un épisode pour ceux qui se sont déjà cassé les dents sur France Identité, pour les associations qui ont l'oreille des ministères, et pour tous ceux qui décident de notre sécurité sans nous demander notre avis. Partagez-le largement : c'est comme ça que les choses bougent.
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Nicolas Lacourte-Barbadaux
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Nicolas Lacourte-Barbadaux
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